Les Ombres d’Édimbourg, tome 1/3

Urban fantasy — Écosse — 1ère édition avril 2020 — Disponible en numérique et broché grand format

  • Résumé
  • Tu l’as lu ?
  • Paroles de lecteurs
  • Mon petit mot
  • Prologue
  • Lecture bonus
Les Ombres d'Edimbourg Anna Lyra L'Entre-Monde

Résumé

Emily, vingt ans, ne croit pas aux fantômes. Ni à la magie. Pourtant, elle va devoir remettre en questions toutes ses certitudes : un être démoniaque dort sous Édimbourg et s’apprête à revenir à la vie…

Druides et sorciers l’ont enfermé, l’ont condamné à la double mort du corps et de l’esprit pour l’empêcher de nuire, et pourtant il est toujours là. Un mal puissant, sombre et ancien revient lentement à la vie, menace Édimbourg ainsi que le reste du monde… A commencer par L’Entre-Monde, cette zone neutre qui protège la dimension humaine.

En découvrant le monde surnaturel, Emily va se retrouver au centre de l’attention des créatures surnaturelles de la ville. Elle va, sans le savoir, remettre en cause un équilibre précaire vieux de plusieurs siècles. Mais elle n’est pas n’importe qui : elle est l’élue destinée à se battre contre lui, le démon qui s’éveille.

Pour sauver l’Entre-Monde, Emily va devoir s’enfoncer dans les Ombres d’Édimbourg.

AnnA LyrA

Tu l’as lu ?

Si toi aussi tu as lu ce roman, n’hésite pas à laisser ton avis sur Amazon – ainsi que sur les plateformes de lecture (de type Babelio, Livraddict, etc.) si le cœur t’en dit ! C’est ton avis qui oriente les futurs lecteurs et lectrices, et qui contribue à faire connaître le roman. D’avance, je t’en remercie !

AnnA LyrA

Paroles de lecteurs

C’est rythmé, drôle, très agréable à lire, loin des clichés sur la magie et les sorcières, les personnages sont attachants. Et, cerise sur le gâteau, l’intrigue se déroule dans la superbe ville d’Édimbourg.

M. Eliane

Anna Lyra nous emmène à Edimbourg, et le voyage est à ne rater sous aucun prétexte !

Alexandra

Nous sommes dans un univers Fantasy / Paranormal et nous faisons la rencontre de fantômes. Ils sont un peu (beaucoup) effrayants et j’ai adoré ça ! Nous sommes loin du fantôme adorable qui devient le ou la meilleur(e) ami(e) du héros. Ici, nous sommes dans un univers plus sombre, plus obscur. Nous allons rencontrer des fantômes mais pas que…. Nous retrouverons des sorcières mais aussi d’autres espèces que nous voyons beaucoup moins dans les romans de ce type comme les fées ou les druides.

La Malle aux Livres
AnnA LyrA

Mon petit mot

Ce roman est une première, pour moi : l’histoire me trottait dans la tête depuis quelques années, et enfin, en 2020, j’ai sauté le pas ! Nouveau style, retour à l’autoédition par laquelle j’avais commencé à publier en 2014. Passer de la romance historique à l’urban fantasy fut délicat, surtout à cause de ma propre angoisse à quitter ma zone de confort… Et je suis si heureuse de l’avoir fait, à présent ! Merci à tous d’avoir répondu « présents » pour cette saga d’urban fantasy.

AnnA LyrA

Prologue

Jeudi 7 mars.

Corstorphine, banlieue ouest d’Édimbourg.

Une pluie fine crépitait sur les trottoirs déserts et les toitures d’ardoise. Les nuées ténébreuses s’enroulaient au-dessus des cimes des arbres qui se dressaient, ombres immobiles, dans l’enceinte de la vieille église de Corstorphine.

À cette heure avancée de la nuit, nulle âme ne parcourait les rues de ce quartier éloigné du centre-ville. Personne. Il aurait fallu être complètement désœuvré pour traîner là, loin des quartiers noctambules de la ville.

La lueur jaune projetée à intervalles réguliers par les réverbères semblait fragile, ténue, menacée chaque seconde de se faire avaler par la noirceur ambiante. Le gris de la pierre se mêlait aux reflets argentés renvoyés par les vitres des voitures garées le long de la rue, dans un lavis terne… Comme décoloré par le temps.

Seules, dans une voiture à l’arrêt au croisement de Saughton Road North et de Kirk Loan, deux silhouettes engoncées dans des vestes rembourrées montaient pourtant la garde.

— Si on rentrait ? maugréa Douglas en se rencognant contre la vitre du côté passager. Ça fait des heures qu’on fait le pied de grue. Elle ne viendra pas…

— Si. Elle viendra.

— Comment peux-tu être aussi catégorique ?

— Elle viendra, Doug. Je le sens.

Doug poussa un soupir et balança sa tête en arrière contre l’appuie-tête en mousse de la petite Vauxhall noire.

Ian se passa une main sur les yeux pour se maintenir éveillé, indifférent aux marques d’agacement de son ami. Il savait que, de toute l’équipe, il était celui qui possédait l’intuition la plus affûtée ; or, il devinait que leur cible viendrait ce soir. Il n’aurait pas su dire comment ni pourquoi, mais il le sentait dans chaque fibre de son être.

— OK, fit Doug. On reste encore une heure.

Ian hocha la tête.

Ils étaient sur la piste de leur proie depuis de longues semaines. Depuis les premières rumeurs qui avaient circulé au Pale White Lady, le pub où Ian travaillait en soirée, affirmant qu’elle était de retour… Une ou deux fois par semaine, pas plus. Elle suivait un parcours bien particulier mais ne se montrait pas aux mêmes endroits, comme pour brouiller les pistes. Elle ne regardait personne, ne ralentissait pas. Ne tournait jamais la tête. Imperméable aux éléments extérieurs.

James, le Big Boss, avait aussitôt exigé que toute l’équipe se mette sur le coup : ils tenaient une occasion unique d’obtenir des témoignages directs. Et, avec un peu de chance, d’expérimenter leur théorie numéro un, à savoir la réactivité d’un phénomène résiduel sous contrainte extérieure ciblée. Des termes un peu barbares, mais la principale mission de leur unité de recherches à la fac d’Édimbourg était, justement, de mettre des mots précis sur des singularités observées depuis des siècles, et qui demeuraient pourtant aussi inconnues que des OVNIS.

Sur le siège passager, Doug gigota avant de lâcher un nouveau soupir.

— Je te jure, j’en ai vraiment ma claque des planques en pleine nuit ! On n’est pas flics. Je vais encore être frais, demain.

— Aye[1], c’est fatigant, à la longue… Malheureusement, le genre de gibier que nous chassons ne se montre que la nuit.

— Pas toujours.

— Elle ne se montre que la nuit, en tous cas. Et encore, pas souvent, sur un parcours imprévisible… La seule régularité dans ses déplacements, c’est cette église.

— C’est ce que tu as appris au Pale White Lady ?

Ian acquiesça, le regard rivé sur Kirk Loan. La rue partait sur sa droite pour contourner le parc moderne, la vieille chapelle et le cimetière. La partie la plus proche d’eux avait été transformée en square, aux bancs à cette heure déserts ; les pierres tombales se dressaient dans la zone nord, de l’autre côté de l’église massive au clocher carré, dont la flèche brillait sous la pluie tel un phare pour âmes perdues.

— Plusieurs personnes l’ont vue rôder autour du mur d’enceinte, précisa Ian. Il ne s’est rien produit depuis plusieurs jours, et… Je ne sais pas, je sens que c’est pour ce soir.

— Si on sortait un peu de la voiture ? On pourrait remonter la rue, l’attendre dans le cimetière, ou bien…

— C’est une demoiselle timide, Doug. Ne la brusquons pas.

Ian entendit le sourire de son ami dans l’obscurité. Il ouvrit la bouche, certainement pour répliquer par une plaisanterie douteuse, lorsque Ian identifia le familier pincement dans ses entrailles.

Doug se figea, lui aussi.

— Tu as senti, pal[2] ?

Ian hocha la tête et se pencha sur le pare-brise, les mains serrées sur le volant.

— Elle est là.

D’abord un peu floue, une forme vaporeuse apparut au bout de la rue. Elle descendait Kirk Loan en flottant avec lenteur, se dissolvant presque dans les flaques jaunes des réverbères et reprenant corps ensuite. Comme tout ectoplasme, la pluie la rendait plus brillante. D’une blancheur plus lumineuse.

— Eh ben, la voilà, ta demoiselle timide ! On va se présenter ?

Ian sortit son smartphone et enclencha la fonction enregistreur d’une main fébrile.

— Jeudi 7 mars 2019, 2 h 55. Dame blanche de Corstorphine, premier contact visuel. Elle avance sur Kirk Loan en direction du croisement avec Saughton Road North, nous quittons le véhicule pour… Merde !

Un faisceau de phares éclata soudain derrière l’apparition, en provenance de Saint John’s Road. Une voiture jaillit du virage et fonça droit sur la forme blême qui, aussitôt, prit des contours plus nets. Quelque chose changea, dans l’atmosphère. Le halo fantomatique sembla crépiter, devenir solide.

Ian comprit que la Dame blanche se matérialisait volontairement au lieu de s’évanouir dans les ombres…

— Putain, mais qu’est-ce qui se passe ?

Il eut l’impression que tout se produisait en même temps. L’apparition, nette et précise, d’une femme à l’expression furieuse, un cri glaçant qui déchira la nuit, un crissement de pneus, les phares du véhicule qui balayaient la rue…

Le choc sourd du métal percutant le métal.

Ian ouvrit la portière et se précipita vers la voiture accidentée, talonné par un Doug incrédule.

— Elle a vraiment fait ça ? Nom de Dieu !

— Le conducteur est blessé : j’appelle une ambulance.

Ian stoppa la fonction enregistrement de son smartphone et pianota sur le clavier tactile, pestant contre la pluie qui ne lui facilitait pas la tâche. La Dame blanche s’était évaporée au moment du choc, pourtant il ressentait pleinement sa présence. Il lâcha un juron, frotta l’écran de l’appareil contre sa veste et recommença.

— Pas la peine, mec.

Le ton de Doug fit courir un frisson tout le long de son dos. Ian s’interrompit en plein milieu de la numérotation, considéra avec plus d’attention la main molle qui reposait sur le volant, les coulées de sang sur la tôle froissée et les éclats de verre. Un morceau de métal traversait la gorge du conducteur de part en part.

L’homme était mort, cela ne faisait aucun doute.

Doug était livide. Et pas seulement à cause de la pluie glacée, qui collait ses mèches noires sur son front.

— Tu sais ce que ça veut dire ? souffla-t-il en se tournant vers l’endroit où s’était tenue la Dame blanche. C’est elle qui l’a tué.

Ian poussa un juron rageur et, cette fois, composa le numéro de la police.

[1] « Oui » en gaélique écossais.

[2]      Mot typiquement écossais signifiant « copain », « camarade ».

AnnA LyrA

Lecture bonus

Pour les AnnaLyr’Addicts, j’ai écrit cet épisode bonus qui délivre des infos sur Emily et Charly… et ce qu’ils ont fait durant leur folle nuit d’anniversaire ! Abonne-toi à mon cercle de lecteurs VIP, ou AnnaLyr’Addicts, pour recevoir gratuitement cette nouvelle.