Urban fantasy — Italie — 1ère édition juin 2021 — Disponible en numérique, en exclusivité sur anna-lyra.com pour les lecteurs VIP.

  • Résumé
  • Mon petit mot
  • Le début…
  • Nouvelle offerte
Lux Aeterna urban fantasy Anna Lyra

Résumé

Je m’appelle Lucia Farnese, et je suis une chasseuse.

Je tue les cibles que l’on me désigne : vampires, sorciers, loups-garous… Les créatures de la nuit qui peuplent Florence. Le frisson du combat, je connais ça, et je commence même à devenir cynique. Ce qui m’a mise en danger pas plus tard qu’hier soir, quand un vampire plus retors que les autres a bien failli m’avoir.

Ma petite vie bien rodée bascule pourtant lorsque c’est mon propre nom que je reçois comme nouvelle cible.

AnnA LyrA

Mon petit mot

J’ai écrit cette nouvelle à destination de mes lecteurs VIPs, à savoir les AnnaLyr’Addicts ! L’idée était de leur proposer un texte cadeau dans un nouvel univers d’urban fantasy. Si tu as envie de la lire à ton tour, rien de plus facile ! Il te suffit de rejoindre les rangs de mes lecteurs privilégiés pour recevoir cette nouvelle, et plein d’autres avantages.

AnnA LyrA

Le début…

— On ne t’a pas appris que c’est mal élevé, de ne pas tenir la porte aux dames ?

Sur cette réplique, je flanque un bon coup de pied dans la porte en question, celle des toilettes pour femmes d’un cinéma de quartier. L’un de mes talons y reste. Tant pis. Le battant s’écrase sur la face de mon adversaire dans un craquement que je trouve personnellement jubilatoire.

Sans ralentir le tempo, je fends l’air de ma dague fétiche et taillade le torse du type que je dois tuer, ce soir. Du genre longues canines ; typiquement le style de créature qui me répugne. Je crois que je lui ai cassé le nez. Bien fait pour lui, ça lui apprendra à vouloir goûter mon sang. Le sien ne coule pas : forcément, son cœur ne bat plus. Cette abomination est morte.

Il se reprend, m’assaille de coups de poing lourdauds que je n’ai aucun mal à parer ou à esquiver… Mon entraînement quotidien à la salle de sport est payant.

Lame au clair, je me fends dans une nouvelle attaque.

— En plus, scandé-je entre deux lacérations de son beau costume d’agent immobilier, tu n’es pas… autorisé… à entrer ici ! Tu as… vraiment… été élevé dans une grotte ?

Cazzo !

J’ai commis une erreur. En me moquant de mon adversaire, je me suis déconcentrée et cette pourriture en a profité.

Je rebondis contre le mur derrière moi, la mâchoire défoncée. Voilà que c’est lui qui ricane, maintenant, malgré son nez éclaté ! Je peux difficilement lui donner tort : je me suis conduite comme une idiote prétentieuse.

Règle n° 1 : ne jamais sous-estimer ma cible.

Je retrouve immédiatement mon sérieux et mes réflexes. Je glisse au sol pour éviter un nouveau coup de poing, qui brise le miroir derrière moi.

Sept ans de malheur… J’avais bien besoin de ça.

— On va rater la fin du film, mia bella.

Mais c’est qu’il assume en plus ! D’ordinaire, quand ils sont démasqués, les vampires se contentent de se battre sans palabrer inutilement. Il faut dire que ce spécimen est plutôt hors normes. Particulièrement costaud, particulièrement beau avec son profil de dieu grec, et particulièrement horripilant. Heureusement, son profil de dieu grec a drastiquement perdu en sex-appeal depuis que je lui ai cassé le nez ; c’est toujours ça.

Je lui assène un coup de talon dans le ventre – celui qui porte encore son escarpin, c’est plus douloureux – assorti d’une réponse que j’essaie de rendre le plus sadique possible.

— Toi, c’est sûr, tu ne verras pas la fin. Mais je suis persuadée que tu en as déjà visionné pas mal, des films, si j’en crois ton grand âge ! Tu as connu les frères Lumière ? Promis, on n’est pas de la même famille.

Lumière. Lucia. Ah ah, je me fais rire moi-même…

C’est vrai que mon prénom, « lumière » en italien, se prête à toutes sortes de jeux de mots. Mon père m’appelait d’ailleurs Lux, l’équivalent en latin… C’est l’un de mes souvenirs les plus précieux.

J’encaisse un nouveau coup avant d’être projetée contre le miroir brisé qui m’entaille le bras.

Stop !

J’ai une mission, ce soir. Ce n’est pas le moment de me laisser distraire par des pensées moroses.

Occultant l’élancement dans ma joue, je me bats avec férocité contre cette erreur de la nature, ce monstre abject qui me dégoûte et que je suis payée pour éliminer. Non pas que je tue seulement des membres de son espèce, mais c’est qu’ils sont sacrément nombreux à Florence.

Soudain, je glisse sur une flaque douteuse et tout bascule. Moi, le combat, le destin…

Je culbute vers ma cible, qui me cueille d’un uppercut. J’ai vaguement conscience de retomber sur une surface dure et froide, puis une douleur fulgurante éclate dans mon crâne et les ténèbres m’enveloppent.

AnnA LyrA

Nouvelle offerte

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